Il était une plume…interview de Pierre Thiry

L’auteur Pierre Thiry, dont j’ai déjà chroniqué l’ouvrage Sansonnets, un cygne à l’envers  m’a envoyé le recueil de nouvelles collectif « Il était une plume », dont je vous ferai également la chronique. En le lisant, il m’a semblé qu’il serait intéressant de l’interroger aussi sur la démarche qui est à la source du recueil. Celui-ci est publié par l’Association les Plumes indépendantes et écrit par des auteurs indépendants. Je le remercie pour ses réponses à mes questions.
 Qu’est-ce que les Plumes indépendantes ?
L’association Les Plumes indépendantes est une association fondée en septembre 2017 par Erika Boyer et Loli Artésia deux auteurs implantées dans le sud-ouest dans le département de la Gironde. C’est une association dont l’objectif est  « de réunir, soutenir et promouvoir les auteurs indépendants et les activités y afférent (correction, illustration, graphisme, …), ainsi que leur production littéraire et artistique, par la mise en place d’événements à caractère culturel afin de sensibiliser un large public à la littérature indépendante. » (voir le site internet de l’association ici )

Cela faisait un petit moment que je suivais avec intérêt le travail réalisé par Loli Artésia et j’ai eu un véritable coup de foudre littéraire pour son recueil de poèmes: « La Délivrance de l’accordéon » (j’en ai même fait un article de blog que vous pouvez lire ici ). Lorsque j’ai vu que Loli Artésia lançait ce projet d’association je m’y suis intéressé. Au salon Livre Paris j’ai échangé quelques mots avec l’auteur Antoine Delouhans qui présentait l’association sur son stand (qui était aussi le mien étant celui de BoD France). Ayant conscience qu’il est parfois plus facile de faire entendre nos intérêts particuliers lorsque l’on se regroupe entre personnes ayant des intérêts communs, j’ai donc pris la décision d’adhérer à cette association. C’est un lieu d’échange et de partage d’expérience. Le fait d’échanger avec d’autres auteurs permet de s’entraider mais aussi d’éviter certaines erreurs dont on ne prend pas toujours conscience lorsque l’on est seul face à soi-même. Au moment où je suis entré dans l’association le projet de recueil de nouvelles « Il était une plume… » était déjà dans les tuyaux quelques auteurs avaient proposé leurs nouvelles, il y avait encore des pages à remplir, les délais étaient courts. Je me suis amusé à écrire très vite mon conte philosophique « Plume rebelle ».

– Est-il encore possible de rejoindre les Plumes indépendantes ? Comment ?

Les auteurs indépendants mais aussi les blogueuses, blogueurs, chroniqueuses et chroniqueurs littéraires peuvent demander à rejoindre l’association. Chaque candidature est agréée par le bureau de l’association (une page du site internet de l’association est consacrée à la procédure d’adhésion ici ).

Quel est l’intérêt pour des blogueurs/ses et chroniqueurs/ses de rejoindre l’association Les Plumes Indépendantes ?

L’association est ouverte à toutes les personnes qui pour une raison ou une autre souhaitent apporter un soutien aux auteurs indépendants. La blogosphère, (je le rappelle souvent à propos de mes propres livres) contribue grandement à faire connaître les livres auprès de leurs lecteurs potentiels. Un certain nombre de blogueuses, blogueurs posent de plus en plus clairement la question de l’autoédition. Certain.e.s ont lancé des prix littéraires ouverts aux autoédités. D’autres arborent un label: « Je soutiens les autoédités » certains au contraire refusent catégoriquement de lire un ouvrage autoédité. L’autoédition peut apporter du clivage et de la polémique. Elle peut susciter aussi des débats fructueux, du dialogue et de l’intelligence. L’association «  Les plumes indépendantes » peut susciter cette intelligence et ce dialogue une association peut contribuer à faire évoluer le regard des lectrices et des lecteurs sur les ouvrages autoédités. À l’ère d’internet la circulation des écrits ne se fait plus avec les mêmes critères qu’à l’époque de la presse du XIXe siècle. La liberté de parole n’implique toutefois pas que chacun reste dans son coin. L’appartenance à une association peut conduire à comprendre en quoi chaque contribution est importante et en quoi regroupée avec d’autres elle peut être porteuse de sens. À chacun bien sûr de faire ses choix en liberté, en fonction de ses affinités.

– Pourquoi seulement des auteurs indépendants ?

L’objet de l’association est de défendre les intérêts des auteurs indépendants. Elle est donc ouverte aux auteurs autoédités, édités à compte d’auteur mais aussi aux auteurs dits « hybrides » ayant édités une partie de leurs textes et autoédités une autre partie.

– Quelles sont les consignes que vous avez dû suivre pour écrire votre texte pour le recueil ? Avez-vous trouvé cela difficile ?

J’écris peu de nouvelles, c’est un genre que je n’explore guère en temps normal, cela m’a fait grand plaisir de me lancer ce petit challenge d’écrire ce conte rapidement. Le thème de la plume était porteur et correspondait déjà à des thèmes que j’avais exploré dans mes écrits antérieurs et que je continue d’explorer. J’ai écrit cette nouvelle avec grand plaisir, et beaucoup de vivacité. Ce fut plaisant et assez facile.

–  Quelles sont les prochains projets des Plumes indépendantes ? Y participerez-vous encore ?

L’association s’est donnée de nombreux objectifs: organisation ou participation à des événements (salon du livre). Le 30 Septembre 2018 l’association a organisé un « Salon des plumes indépendantes » à Captieux (sud Gironde). Elle essaie d’être représentées lors d’autres salons. Elle l’a été par Chris Red au Salon de l’AutoEdition de Lyon en mai 2017. Elle l’a été et le sera sur plusieurs salon par Erika Boyer (présidente de l’association) et Loli Artésia (trésorière). Elles sont très actives et ne ménagent pas leur peine mais pour que l’association voit son action pérennisée, il faudra que chacun d’entre nous y mettions du nôtre. Pour le moment je me suis contenté de présenter l’association et son recueil de nouvelles sur le salons du livre auxquels je suis invités. D’autres adhérents sont beaucoup plus actifs que moi. L’auteur Lou B Simone qui est professeure dans les lycées français à l’étranger a fait étudié cette année le recueil de nouvelles par ses élèves du lycée français de Ouagadougou. C’est un très beau cadeau offert à nos nouvelles. Cela m’a infiniment touché car j’ai toujours été très sensible à la formidable vitalité des francophonies africaines. Je participerai bien évidemment aux projets à venir des Plumes indépendantes en étant j’espère, un peu plus actif que je ne l’ai été jusqu’à présent.

–   Que vous apporte de participer à un projet tel que le recueil de nouvelles il était une plume ?

Partager un travail à plusieurs est constitutif de la personne humaine. Nous ne nous construisons en tant que personne individuelle que dans nos relations à autrui. Partager un texte dans un recueil où s’entremêlent des univers aussi différents que ceux qui se rencontrent dans « Il était une plume… » suscite des rencontres imprévisibles et multiples. Nous sommes 14 auteurs avec 14 publics de lecteurs différents. Bien sûr nous avons certaines lectrices et lecteurs en commun (notamment sur la blogosphère où certain.e.s blogueu.se.r.s sont tellement boulimiques de lecture que ces rencontres sont inévitables). Ce recueil « Il était une plume » m’a permis de me confronter à un genre littéraire que je ne pratiquais guère: la nouvelle. Toutes nouvelles expériences fait progresser.

– Est-ce que vous aussi, vous vous sentez une plume rebelle (le titre de votre nouvelle) ?

Oui, je suis assurément une plume rebelle (même si certains trouveront qu’elle est trop sage à leur goût). L’écriture sans liberté est impossible. Peut-être aussi que la liberté sans écriture n’est guère possible. Le devoir d’un écrivain est sans doute d’inviter ses lecteurs à ouvrir portes et fenêtres vers davantage de libertés.

– A la fin de votre nouvelle, vous mettez le lecteur au défi de prendre la plume à son tour. Avez-vous un conseil à ce sujet ?

Plus qu’un défi c’est une invitation en confiance. Je suis animateur d’ateliers d’écriture, une activité qui me passionne et qui est absolument nécessaire à la construction d’un monde à venir. Mon seul conseil est donc: « prenez le temps d’écrire et de lire ». Je viens d’ailleurs de publier un nouveau livre: « Sansonnets aux sirènes s’arriment ». La version papier sort ce 17 Octobre, je le présenterai le dimanche 21 Octobre au Salon du livre de Jouy-en-Josas (78), le 27 Octobre au Salon d’Etretat, le 4 novembre au Salon de Beaumont le Roger, le 25 novembre au Salon de Grainville-Val-d’Orger, etc., etc. et dans ce livre je ne fais pas autre chose que reprendre encore et encore mon invitation aux lecteurs à écrire, à lire pour écrire, écrire pour lire, etc, etc à l’infini. Il en va de l’écriture comme de la danse, on y entre pour avoir à la partager.

– Où peut-on se procurer Il était une plume ?

Sur une célèbre plateforme de vente sur Internet dont nul n’ignore le nom mais aussi dans les salons du livre où les auteurs des Plumes indépendantes ne manqueront pas de le partager. Vous avez  ici la liste des salons où je serai présent . Les prochains:

  • 21 Octobre, Salon du livre de Jouy-en-Josas (78)
  • 27 Octobre, Salon d’Etretat
  • 4 novembre Salon de Beaumont le Roger
  • 25 novembre au Salon de Grainville-Val-d’Orger

Crédit photo image à la une: Pierre Thiry

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