Que sont-ils devenus ? Pierre Thiry et ses Sansonnets

Vous avez déjà croisé Pierre Thiry, ou plutôt ses écrits, plusieurs fois sur le blog. J’y ai d’abord chroniqué son recueil de poésies, Sansonnets un cygne à l’envers. qui a ensuite été sélectionné comme Coup de coeur indé par un collectif de blogueurs littéraires. J’ai chroniqué également un recueil collectif auquel il a participé Il était une plume . Pierre Thiry est aussi un des auteurs toujours partant pour soutenir le blog lorsque j’y organise un concours en y faisant gagner un de ses ouvrages, ce pour quoi je le remercie. J’ai cette fois choisi de l’interviewer à l’occasion de la publication d’un nouveau recueil de poésies: Sansonnets aux sirènes s’arriment, cela me semblait tout à fait correspondre à ma série d’interviews sur le thème « que sont-ils devenus ? ».

  • Vous venez de publier Sansonnets aux sirènes s’arriment, qui, d’après la description sur votre site, prend la suite de Sansonnets un cygne à l’envers (et je suis bien contente d’avoir écrit cette phrase plutôt que d’avoir été obligée de la dire à voix haute…), mais pourquoi écrire une suite ?

Sansonnets aux sirènes s’arriment est écrit dans le sillage de Sansonnets un cygne à l’envers. Plus qu’une suite c’est une poursuite,  celle d’un travail entamé, celle de la « forme sonnet », celle d’un objectif que je m’étais donné. En écrivant mon premier recueil Sansonnets un cygne à l’envers j’aurais aimé écrire Trois sansonnets, un cygne à l’envers… ce qui aurait exigé de ma part la publication de trois cent sonnets d’un seul coup. Mais en me fixant cet objectif je n’avais pas tenu compte d’une nécessité: pour obtenir cent sonnets à peu près publiables il faut en écrire à peu près mille et en supprimer neuf cent… Pour en publier trois-cent il aurait donc fallu que j’en écrive trois-mille… En écrivant Sansonnets aux sirènes s’arriment je me rapproche donc de mon objectif initial mais je ne l’ai pas encore atteint et j’ignore aujourd’hui si je l’atteindrai un jour. Car en prenant de l’âge je me rends compte que pour publier cent sonnets là peu près acceptables il faut à présent que j’en écrive trois mille… La poursuite de la suite est donc encore à venir: Jean-Sébastien Bach a écrit six suites pour violoncelle seul mais faut-il absolument comparer trois Sansonnets à un violoncelle seul?

  • Est-ce que ce deuxième livre peut se lire de manière indépendante du premier ? 

Oui, ces deux livres sont totalement indépendants l’un de l’autre. On peut lire l’un avant d’ouvrir l’autre ou inversement se plonger dans l’autre avant l’un, on peut aussi lire l’autre mais pas l’un et l’un mais pas l’autre. On peut aussi lire ni l’un ni l’autre (ce qui serait dommage) ou les deux ce que je conseille vivement… Ils sont du même format et on peut facilement les ranger très facilement côte à côte dans une bibliothèque.

  • Le lecteur qui a apprécié le premier Sansonnets doit-il s’attendre à savourer le même genre d’ouvrage ou aura-t’il des surprises ?

J’espère évidemment que les lectrices et les lecteurs qui ont apprécié Sansonnets un cygne à l’envers apprécieront  encore plus Sansonnets aux sirènes s’arriment. En remplaçant un cygne par plusieurs sirènes j’ai en effet essayé de susciter la curiosité, l’intérêt et j’espère au bout du voyage… …la surprise… Dans nos sociétés urbaines et interconnectées croiser un cygne est beaucoup plus banal que de croiser une sirène… Mais il faut se méfier de ce souhait. Si l’on annonce une surprise, celle-ci n’en est plus une. L’écriture de mes derniers sonnets n’est pas tout à fait la même que celle des premiers. J’ai tout fait dans ce nouveau livre pour favoriser les embrassades entre rimes féminines et masculines. Les sonnets se suivent pour former des suites. Des personnages, des histoires, des rencontres inattendues, des sourires (quelques drames aussi) se succèdent avec une logique qui est différentes de celle du premier recueil. Je me suis efforcé de structurer davantage la succession des sonnets dans « Sansonnets aux sirènes s’arriment » que « Sansonnets un cygne à l’envers ». Je n’y ai pas mis les mêmes ingrédients et les gourmets savoureront des sansonnets d’une saveur assez différente dans le deuxième recueil que dans le premier.

  • Et en dehors du fait de s’être vu attribuer une suite, qu’est devenu Sansonnets un cygne à l’envers depuis que je l’avais chroniqué sur la Plume d’Isandre en avril 2016 ?

Sansonnets un cygne à l’envers continue à vivre sa vie de livre. Il rencontre encore de nouveaux lecteurs, suscite la curiosité. J’ai eu l’occasion de lire en public l’un des sonnets de ce recueil lors du Printemps des écrivains et des artistes de Jouy-en-Josas (au début du mois d’avril). Il en reste une trace sur ma chaîne Youtube (cliquez là)...

  • Vous étiez au salon de Paris cette année, était-ce la première fois ou non ? Et qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

Oui. je suis allé au Salon Livre Paris cette année, ce n’était pas la première fois. J’essaie de dédicacer régulièrement dans des salons du livre, dans ma région (en Normandie près de Rouen) ou alentour (la Région Parisienne jouxte la Normandie). J’aime participer à des salons du livre car c’est une expériences suscitant des rencontres souvent inattendues et toujours merveilleuse. Vendre un livre au salon Livre Paris a quelque chose de merveilleux car la personne qui vient vous l’acheter a souvent fait un déplacement important pour venir vous acheter votre livre.

En 2019, comme en 2018, j’ai eu l’immense plaisir de dédicacer un livre à Zélie Jumel autrice du Conte d’Ocitarina. Des amitiés naissent, des complicités entre auteurs se nouent à l’occasion des salon du livre (et singulièrement celui de Paris). Cette année j’ai eu à nouveau le plaisir de revoir Lily B Francis avec qui nous avions fait un « tandem de dédicaces » en 2017 et en 2018. J’ai aussi eu le plaisir de revoir Pascal Ansermoz un auteur dont j’avais apprécié Le Rire des choses et puis Micheline Cumant (auteur du livre Nestor, un cheval dans la grande armée) à qui j’ai eu grand plaisir de dédicacer un exemplaire de mon dernier livre. Lors de ce salon j’ai aussi le plaisir de converser avec d’autres auteurs membres comme moi de l’association les plumes indépendantes: Jeanne Sélène, Ludovic Metzker… Et puis j’ai aussi eu droit à une interview retransmise sur la chaîne YouTube des IndyLicious (cliquez ici). Et il me faudrait encore citer de nombreux noms pour dire ce fantastique tourbillon de rencontres suscitées par les salons du livre. C’est la raison pour laquelle je réponds en général positivement aux invitations que les organisateurs de salon peuvent me faire.
(note d’Isandre: je vous ai parlé du livre Poussières de toi de Lily B Francis, que Pierre Thiry vient d’évoquer, dans cet article )
  • Et sinon, de manière générale, vous-même, que devenez-vous ?

J’écris, je ne cesse d’écrire car j’accumule sans cesse du retard sur mes projets de livres à venir. Et les idées nouvelles viennent tout le temps se proposer à moi, impérieuses, impatientes d’être écrites. Je ne veux pas leur refuser la page blanche toute prête à les accueillir. De ces projets en gestation je ne peux que dire qu’ils demandent un boulot dingue et qu’il ne verront sans doute pas  tout de suite le jour sous la forme d’un ouvrage imprimé. Mes livres naissent d’ailleurs rarement dans l’ordre prévu. Ils se bousculent au portillons. Les plus petits sont parfois très habiles à passer devant les gros… Je partage mon temps entre l’écriture et l’animation d’ateliers d’écriture… Bref, je n’arrête pas d’écrire… Et plus j’écris, plus il me faut réécrire encore et encore… Cette année marque en outre une étape importante dans mes activités d’écriture puisque je vais fêter en novembre prochain les dix ans de mon premier livre Ramsès au pays des points-virgules, un livre qui s’est fait connaître auprès de ses lecteurs grâce à la blogosphère et aux nombreuses critiques qu’il a reçu sur le forum Babelio notamment (cliquez ici), un livre qui a eu l’honneur d’être oeuvre au programme de classes de français et de devenir le sujet d’un mémoire de Master2 Analyse du discours littéraire (cliquez ici).

  • Quels sont vos projets actuels ?

Mon projet le plus immédiat est ma participation le Dimanche 2 Juin au 5e Festival des livres et des arts de Dieppe (sur la côte Normande, juste en face de l’Angleterre). Le 15 Septembre je serai au 8e Salon des Écrivains Normands et le 20 Octobre je serai au Salon du livre de Jouy-en-Josas (dans les Yvelines, près de Versailles en région parisienne). Un programme important d’animation d’ateliers d’écriture (en Normandie essentiellement mais aussi ailleurs probablement) se profile également à l’horizon…

  • Où peut-on suivre votre actualité ?
Vous pouvez consulter mon site internet http://www.pierre-thiry.fr
  • Crédit photos image à la une: Pierre Thiry

3 commentaires sur “Que sont-ils devenus ? Pierre Thiry et ses Sansonnets

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