Questions de lecteurs: Mon coeur contre la terre, Eric de Kermel, éditions Eyrolles

J’inaugure avec ce livre, Mon coeur contre la terre d’Eric de Kermel, envoyé en service de presse par les éditions Eyrolles, une nouvelle forme pour mes chroniques littéraires. Je vous ai demandé sur la page Facebook à quelles questions vous aimiez que l’on réponde lorsque vous lisez la chronique d’un livre. J’ai repris ces questions que vous m’avez posées (en me les posant à moi-même, parce que je ne pouvais pas savoir pour d’autres, bien sûr !).  Si vous souhaitez en ajouter d’autres, vous pouvez le faire dans les commentaires, et je les reprendrai dans les prochaines chroniques que je ferai sur ce modèle.

Est-ce que la couverture m’inspire ? Est-ce qu’elle correspond au livre ?

Je trouve la couverture jolie, elle donne envie de rêver ou de contempler, comme le personnage qui y regarde les montagnes, et elle correspond complètement au livre, tant au récit qu’à son ambiance.

Dans quel univers le livre m’a t’il transportée ? Est-ce que c’est un univers qui me plaît ?

On suit Ana, une écologue qui aura 50 ans… en cours de lecture, et qui se réfugie dans la montagne, à Névache, après une erreur professionnelle, pour mieux se retrouver. C’est dans cette montagne qu’elle a grandi et elle nous parle de cet univers, des personnes auprès de qui a grandi, de son parcours amoureux, de ses idéaux…. Et oui, j’ai beaucoup aimé. Cela m’a donné d’ailleurs envie d’aller chercher en plus sur Névache sur Internet. Voilà par exemple une vidéo du site  de son office de tourisme qui montre des endroits que décrit très bien l’auteur. Plonger dans ce livre, c’était se plonger dans une bouffée d’air frais et y retrouver mon amour de la nature, et pouvoir profiter du milieu montagnard. Je vis actuellement au pied des montagnes, entre les Alpes et le Jura, et du coup, j’avais presque l’impression que l’on me parlait de mes voisins. Cela m’a aussi rappelé des souvenirs de balades dans la montagne suisse, ou de classes nature de mon fils pour lesquelles j’avais pu être accompagnatrice, à Bogève, en Haute Savoie.

On y retrouve le Nature Writing, dont Pierres-Yves Touzot nous parlait ici , après la chronique invitée faite par Stéphanie Halan sur son livre Oldforest Je lirai volontiers plus de livres de ce genre.

Est-ce que l’intrigue est prenante ?

C’est plutôt un livre qui se lit doucement, pour lequel on a envie de prendre son temps pour bien le comprendre, le savourer, s’en imprégner. Bien que ce ne soit pas écrit sous forme de journal mais de roman, on a l’impression de lire un journal intime. Ceci dit, on ne s’ennuie pas du tout et il y a des révélations inattendues en cours de lecture.

Est-ce que je me suis identifiée aux personnages ? Sont-ils attachants ?

Alors oui, Ana pourrait tout à fait être une de mes copines. Encore une fois, j’ai apprécié que le narrateur soit une femme d’âge mûre. Je me suis bien sûr identifiée à sa quête pour se retrouver. Et j’ai été épatée parce que l’auteur est un homme, mais sa narratrice est crédible et profonde. Les personnages sont très bien dépeints, on se les imagine très bien, on a vite l’impression de les connaître, qu’ils pourraient faire partie de notre entourage. Et on croise aussi des loups, des gypaètes,…On croise beaucoup de monde intéressant dans cette montagne !

Est-ce que c’est la suite d’un auteur que j’ai déjà aimé lire ?

C’est le premier livre que je lis de cet auteur. Mais j’en lirai d’autres avec grand plaisir. La bibliographie incluse dans cet ouvrage me dit qu’il a écrit également « La libraire de la place aux herbes », éditions Eyrolles (et disponible en poche chez J’ai Lu) et « Il y a tant d’aurores qui n’ont pas lui », éditions Le Passeur. Je continuerai volontiers avec le premier.

Est-ce que ce livre m’a aidée à grandir ?

Oui, certainement, c’est un livre qui aide à réfléchir avec beaucoup de bienveillance, à se pardonner ses erreurs. Et il m’a aussi permis de mieux comprendre la légende du loup blanc et du loup noir, que j’avais beaucoup lu sur Internet, mais le livre m’a aidée à mieux intégrer sa leçon.  En fait, c’est un livre qui m’a aidée à me reconnecter un peu mieux à moi-même.

Est-ce que j’ai appris quelque chose ?

Beaucoup de choses sur la montagne, la nature, l’écologie, il faudrait que je relise aussi parce que c’était riche et je n’ai pas tout retenu. De très belles citations et… on y trouve même une recette de clafoutis !

Quelles émotions ai-je ressenti ? Est-ce que j’ai passé un bon moment ?

Oui, vraiment. Je me suis senti plus apaisée à la lecture de ce livre. C’est un beau livre, que je suis heureuse d’avoir lu. Un beau portrait de femme.

Est-ce que c’est une lecture que je peux partager avec mes enfants, famille, amis ? A qui est-ce que ce livre peut plaire ?

C’est un livre que je vais passer à un de mes fils qui aime beaucoup regarder la nature, je pense qu’il lui plaira aussi. Je pourrais aussi le proposer à ma mère pour son portrait de femme, et pour lui faire connaître un peu plus la montagne. Et je pense qu’il plairait aussi à certaines de mes amies, dont celle qui a posé cette question d’ailleurs.

Est-ce que le style d’écriture m’a plu ?

Oui, beaucoup, j’ai souligné plusieurs passages pour les relire, et c’est un livre que je pense relire aussi. C’est le genre de lecture que l’on peut faire plusieurs fois et y redécouvrir de nouvelles choses.

Où lire cet ouvrage ? Dans quel cadre ?

Au fond de son lit quand on est malade ou en ville pour retrouver une bouffée d’air frais, en pleine campagne pour mieux s’associer à son univers, dans la montagne forcément, où ailleurs pour être dépaysé.

Lire quelques lignes ? Un extrait ? Des passages marquants ?

Vous pouvez lire les premières pages sur le site des éditions Eyrolles et y trouver le résumé de l’éditeur.

Voilà quelques-uns des passages que j’ai soulignés:

« Mais ce n’est pas parce que la page devant laquelle je me trouve est blanche que le cahier de ma vie est vierge. Je n’arrache pas les pages de ce carnet parce que j’en tourne une nouvelle. C’est bien à cette composition que je suis invitée: reprendre la marche en considérant que ce qui reste à vivre est une chance véritable de faire de demain un meilleur qu’hier, qui n’effacera pas hier mais autorise les plus beaux présents. Et le présent n’est-il pas le seul temps que nous vivons vraiment !
Je reconnais les traces du lièvre qui a joué dans la neige au pied d’un monticule où doit se trouver son gîte. A cette époque de l’année, le lièvre est blanc et se confond avec la neige. Il est ainsi une proie moins visible pour le renard, les aigles et autres rapaces. A chaque pas, j’entends le crissement de la neige sous mon appui. Il est lent mon pas dans la neige. Je le pose comme si rien ne m’importait plus que d’être à mon pas, trouver avec cette lenteur aussi mon profondeur. »

« Il a suffi d’une journée bien chaude pour faire disparaître les vestiges de l’hiver dans les alpages. S’il est une expérience à vivre pour celui qui a du vague à l’âme, c’est bien celle d’assister à l’éclosion du printemps dans un alpage de montagne. Impossible de résister. Les forces de vie sont partout et le grand aquarelliste du monde expose chaque année un tableau de plus en plus sublime. »

 » Je ne peux envier la succession d’épreuves traversées par Kate mais je constate aussi combien la résilience peut conduire à l’émergence de personnes fortes, intègres et présentes à la vie. »

Crédit photo image à la une: La Plume d’Isandre

 

 

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5 commentaires sur “Questions de lecteurs: Mon coeur contre la terre, Eric de Kermel, éditions Eyrolles

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