Writoberae J3: La feuille du cerisier

Le thème du Jour 3 de #writoberae est un peu plus long et plus dirigé. Voilà la consigne:

«  Vous êtes une feuille de l’arbre de votre choix, bercée par la brise de septembre et caressée par le soleil de fin d’été. Racontez comment vos couleurs changent, votre texture évolue, ce qui fait votre existence de feuille éphémère jusqu’à votre chute, inéluctable. »

Ce thème a été proposé par l’autrice  Amélia Pacifico.
Ce texte participe également au Rendez-vous des blogueurs du mois d’octobre sur le thème de l’automne.

La feuille du cerisier

Je suis une feuille, une belle feuille qui se balance dans le vent de septembre, ni trop chaud, ni trop froid. De temps en temps il souffle doucement et me caresse légèrement, parfois il s’énerve et me bouscule. Je fais partie de la chevelure de mon arbre.

J’ai connu au printemps les belles fleurs blanches qui la parsemaient, et s’envolaient parfois. Puis, les petites boules des cerises se sont formées et d’abord jaunes et vertes, ont rougi, rougi, jusqu’à ce que la famille de la maison vienne les cueillir et les manger en riant. Les enfants se faisaient des boucles d’oreilles avec leur queue. Les oiseaux aussi se sont bien servi, les oiseaux en haut, la famille en bas, il y a eu du monde en ce temps-là.

Les cerises finies, l’arbre a retrouvé sa tranquillité, même si quelques corneilles, cette bande de commères, s’y perchent encore pour discuter entre elles. La famille a bougé vers d’autres parties du jardin, les pommes ont pris la place des cerises dans leurs desserts.

C’est l’automne, celui de ma vie aussi, je vais bientôt m’envoler à mon tour. J’espère que le vent me fera faire quelques loopings amusants avant que je ne touche pour la première fois la Terre, en arrivant de la cîme. C’est un nouveau monde que je vais découvrir en mourant peu à peu…D’autres types d’insectes et d’animaux me grignoteront, et les êtres humains au lieu de lever la tête pour m’apercevoir me piétineront. La neige me recouvrira, et au printemps, on ne me verra plus. Je me serai fondue avec la Terre, elle aura pris de moi le meilleur pour elle, pour créer et nourrir toutes sortes d’autres espèces, et à l’endroit où je me trouvais autre chose poussera, peut-être juste de l’herbe, peut-être un pissenlit, une violette ou un crocus. Poussera auprès de mon arbre couvert de ses nouvelles feuilles de printemps.

Pour prolonger ce texte, vous pouvez lire cet article sur Qui vit dans un tas de feuilles mortes ? Et celui-ci qui vous permettra de tout savoir sur les bienfaits de la feuille de cerisier et qui fera que vous irez peut-être la cueillir plutôt que de la laisser tomber !

Crédit Photo Imagine à la une: la Plume d’Isandre

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