3 conseils aux auteurs auto-édités qui souhaitent travailler avec des blogueurs

Ecrire et Etre lu lance un carnaval d’articles sur le thème « 3 conseils à un auteur auto-édité », il est possible d’y participer, si cela vous intéresse, jusqu’au 1e février 2020. Vous trouverez toutes les informations ici . Les articles participants seront ensuite regroupés dans un e-book de conseils pour les auteurs indépendants.

En cherchant quels conseils utiles, je pouvais donner aux auteurs, j’ai eu envie de me servir de mon expérience de blogueuse qui chronique des auteurs auto-édités. Lorsque des auteurs indépendants me contactent pour me demander une chronique, je vois 3 profils principaux: ceux qui connaissent bien le monde de la blogosphère et ses codes, ceux qui n’y connaissent rien et peuvent parfois être maladroits dans leur demande et les pénibles que j’hésite à bloquer (en minorité, heureusement, mais ça arrive). On se rend aussi compte très vite quand quelqu’un n’y connaît rien au monde du blogging et « déboule » pour demander des chroniques. Aussi, je vous propose 3 conseils pour nouer de bonnes relations avec les blogueurs, leur donner plus envie de promouvoir vos ouvrage et rendre plus efficace votre mise en avant sur les blogs. Pour savoir comment choisir les blogs avec qui travailler, consultez l’article de Ecrire et Etre lu qui s’intitule Comment choisir les blogs littéraires pour son livre et j’ai également écrit un article sur Où trouver des blogueurs pour chroniquer vos ouvrages

1. Faites un tour sur les blogs à qui vous souhaitez demander une chronique: Pour plusieurs raisons: cela vous évitera de perdre du temps en proposant des genres littéraires que le/la blogueuse ne lit pas (c’est un peu comme pour les maisons d’édition), cela vous permettra de voir si le blog a l’air sérieux, si ses articles sont d’une qualité acceptable, et si ses chroniques sont bienveillantes, même pour des ouvrages qui n’ont pas remporté l’adhésion du chroniqueur.

Enfin, un/e blogueur/se aime être lu aussi, et il/elle appréciera que vous connaissiez un peu son blog, plutôt que de lui demander abruptement de vous chroniquer. Et si vous nous proposez de la romance alors qu’on ne lit que la SF (ou le contraire), on sait que vous n’êtes pas venus faire un tour sur notre blog…Ceci dit, aucun/e blogueur/se sérieux/se ne vous pénalisera pour cela, mais c’est comme pour l’effet « première impression » dans la vie hors internet, cela marque même parfois sans que l’on s’en rende compte et pourra jouer en votre faveur. .

Pas besoin d’y perdre des heures, vous vous rendrez compte de la personnalité d’un blog en quelques minutes, qui vous éviteront bien des mésaventures (refus, commentaires malveillants, chronique non rendue, chroniques négatives parce que vous avez proposé un style qui n’est pas du tout dans les goûts du blogueur….).

2. Faites un listing de vos blogs « amis » et nouez des relations à long terme avec les blogueurs: Les blogueurs apprécient aussi d’être soutenus après la publication de la chronique. De plus, nouer une relation à long terme avec un blog avec qui cela s’est bien passé vous aidera à trouver une porte ouverte pour vos prochains livres et vous fera gagner du temps, puisque vous aurez déjà un listing. Personnellement, je sais que, lorsque je suis surchargée, il m’est plus difficile de refuser une chronique à un/e auteur/e avec qui j’ai déjà travaillé, dont j’ai pu apprécier la personnalité et l’écriture, et avec qui j’ai envie d’assurer un suivi qu’à un/e auteur/e qui me fait une demande alors que je ne le/la connais pas encore. D’ailleurs, ne proposez pas seulement des chroniques, informez les blogueurs qui vous suivent de vos évènements, portez vous volontaire s’ils cherchent des personnes à interviewer, proposez des concours, codes promo ou d’autres idées originales. Il peut arriver qu’un blogueur/se n’ait plus de place pour une chronique, mais soit très intéressé/e par une autre proposition.

Ne pensez pas qu’aux blogs littéraires, regardez aussi les chroniqueurs sur instagram, vous pouvez vous abonner à des hasthags comme #bookstagram pour les trouver, et contactez aussi des blogs qui ne sont pas forcément littéraires, ou le sont seulement dans une rubrique, et que le sujet de votre livre pourrait intéresser. Cela pourra vous permettre de toucher un autre public. Et ils ne crouleront pas déjà sous les demandes de chroniques. Si vous ne sentez pas à l’aise avec tout ça et pouvez investir un peu, il existe des personnes spécialisées dans les relations avec les blogueurs. Cependant, beaucoup de blogueurs apprécient l’auto-édition pour son contact souvent plus facile avec les auteurs que dans l’édition classique, donc restez tout de même accessible si un/e blogueur/se souhaite vous contacter.

3.Restez courtois: Le/la blogueur/se n’a pas aimé votre livre ? Il ne veut pas vous chroniquer ? La chronique tarde à venir ? Restez courtois. Non, vous n’êtes pas un génie incompris si vous ne savez pas le rester, car les personnes les plus douées en écriture sont en général très humbles. En ce qui concerne les relations avec les blogueurs, j’ai déjà vu des choses inacceptables, des blogueuses obligées de porter plainte envers des auteurs qui les harcelaient. On ne harcèle pas non plus. On ne devrait pas être obligé de le dire… Si vous êtes un homme et que la blogueuse est une femme, soyez conscient que cela peut lui faire très peur si vous insistez trop lourdement. Le/La blogueur/se dit non, c’est non. Contactez en un/e autre. S’il refuse parce qu’il/elle est surchargé(e), demandez lui poliment si vous pouvez le/la recontacter plus tard. Il/Elle n’aime pas ? c’est son droit, sachez que c’est une possibilité quand vous demandez une chronique, soyez-y préparés. N’agressez pas le/la blogueuse parce que vous n’êtes pas content/e. Si vous vous êtes assuré(e) de collaborer avec des blogueurs bienveillants (on revient à l’intérêt du premier conseil), ils feront en sorte d’expliquer que leur avis est subjectif s’ils n’ont pas aimé, et de mettre aussi les points positifs en valeur.

Et la plupart des blogueurs accepte de discuter calmement d’une chronique qui peut sembler négative. Un auteur m’a déjà persuadé de modifier une partie d’un article en m’expliquant que ce que je n’avais pas apprécié était un vrai choix littéraire de sa part, ce qui m’a fait voir les choses autrement. S’il m’avait agressée, c’était « mort ». Et si plusieurs blogueurs vous font la même critique négative, c’est probablement qu’il y a quelque chose à reprendre. De plus, des fois, des chroniques négatives peuvent être très lus, ce qui reste en votre faveur !, et ce sont les blogueurs qui donnent des avis sincères qui ont le plus de crédibilité.

Certains blogueurs ne veulent plus chroniquer d’auteurs auto-édités à cause de mauvaises expériences, et ce sont les auteurs qui y sont perdants au final. Un blogueur peut toujours parler d’autre chose…Enfin, on discute entre blogueurs et on en vient vite à savoir quels sont les auteurs super gentils avec les blogueurs littéraires et ceux à placer en liste noire, aussi n’entachez pas votre réputation si vous souhaitez travailler avec la blogosphère.

Pour terminer sur une note plus positive, chroniquer des auteurs auto-édités m’a permis de faire pleins de découvertes littéraires, originales, plaisantes, intéressantes, de réellement découvrir le monde de l’auto-édition, et de faire de très belles rencontres , je fais donc partie des blogueurs qui ne regrettent pas du tout d’avoir tenté cette aventure. Il y a des personnes merveilleuses et de grand talent parmi les auteurs auto-édités.

Crédit image à la une: la Plume d’Isandre

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