L’almanach 2020 du Bourguignon

L’an dernier, les éditions Ramsay m’avaient permis de chroniquer l’almanach Ain/Bresse/Bugey  dans leur collection d’almanachs du terroir (je vous recommande d’ailleurs de lire ce premier article en complément de celui-ci). J’ai continué à l’utiliser toute l’année, c’est resté un outil aussi utile que plaisant. J’en ai été vraiment contente. Aussi, cette année, j’ai demandé si il était possible d’en recevoir un autre pour un nouvel article, cela m’intéressait de continuer à explorer les régions de France de cette manière, et dans la sélection qui m’a été proposée, j’ai choisi l’almanach 2020 du Bourguignon.

Pourquoi cette région, la Bourgogne ? Parce que nous sommes allés la visiter avec beaucoup de plaisir ces deux derniers été, et y avons fait de belles découvertes. Techniquement, je peux aussi me considérer comme bourguignonne, étant née à Dijon, mais j’en suis partie à 5 ans et ne me souviens pas de grand chose. Bref, cela m’intéressait que l’almanach puisse m’en apprendre un peu plus.

Je me demandais tout de même si cela ne serait pas redondant par rapport à l’article de l’an dernier de vous présenter la même collection. Mais cet almanach a tout à la fois gardé son petit air de nostalgie d’antan, qui fait vraiment son charme, et apporté de nouvelles surprises. Tout d’abord, j’aime beaucoup le graphisme de cette année, avec un thème principal pour les couleurs en rouge et bleu, que je trouve très élégant. Ensuite bonne surprise: une nouvelle rubrique pour noter ses mots de passe et identifiants, j’en avais justement besoin, et cela me fait à nouveau remarquer que le côté charme d’antan de ce calendrier ne lui fait pas oublier notre époque.

Les illustrations de la page d’en-tête des différents mois sont très belles: elles sont de l’affichiste Léonardo Cappiello (1875-1942), et un article lui est consacré. C’est très intéressant d’en savoir plus sur les affiches que l’on va voir en abordant chaque mois de l’année. Il y a bien aussi des articles à propos de la Bourgogne. Des expressions anciennes sont expliquées, et la préface de Joseph Vebret, le concepteur, se penche sur l’étymologie et l’histoire des almanachs. J’aime beaucoup ce côté étymologique qui me semble un peu plus exploré cette année. Avec les expressions présentées, se trouve aussi leur équivalent à chaque fois dans 3 autres langues. L’ouvrage comporte aussi des citations, et un panorama des différents types de vaches françaises (la Vosgienne, la Corse, etc..) !

C’est vraiment à la fois un agenda et un livre, je n’ai d’ailleurs pas encore fini de lire tous les articles de celui de l’an dernier. Il y a également des rubriques que j’avais appréciées auparavant, les mots croisés, le focus sur un souvenir ou un objet d’antan (j’ai repéré un article sur les les shadoks notamment). On trouve aussi des encarts à prendre plus au second degré, les faits divers ou les remèdes de grand mère qui font très remède de sorcière,mais les pages du calendrier présentent des astuces plus utilisables. Mes regrets restent les même que l’an dernier: que les recettes ne soient pas celle de la région à laquelle l’almanach est consacré: il y a des recettes typiquement françaises mais aussi celle de la pizza à l’ananas, je doute que ce soit bourguignon, et je pense que la Bourgogne est pourtant riche en recettes du terroir, et qu’il n’y ait pas des pages « carnet d’adresses » pour noter numéro de téléphone ou adresse et ainsi tout avoir au même endroit . Il y aussi en ilustration des cartes postales anciennes sur lesquelles ce serait sympa d’avoir une petite explication. En revanche j’apprécie qu’avec les cases des jours du mois, il y ait aussi un espace libre pour prendre des notes.

C’est vraiment un outil à la fois pratique, amusant, instructif, hétéroclite et riche. Je suis ravie ete impatiente de pouvoir l’utiliser à nouveau en 2020, et des nouveautés que j’ai pu y découvrir. Cette collection a réussi à me persuader que les almanachs n’étaient pas des ouvrages complètement dépassé, tout en me procurant cette nostalgie heureuse dont parle Joseph Vebret dans la préface.

Son format ne permet en revanche pas de le glisser dans un sac, c’est à garder chez soi, sur son bureau, par exemple, c’est ce que j’ai fait l’an dernier. Cela peut être aussi une bonne idée de cadeau. A noter que l’impression a été confiée à la clairière des livres, qui replante un arbre dans une forêt de Bretagne à chaque livre imprimé.

Vous pouvez aussi consulter le site almanachs.fr

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